Mon premier article dans cette newsletter, pour découvrir en quelques lignes ce que tu y trouveras.
Il n’y a pas de mot plus malvenu que celui-ci pour décrire l’entrée dans le monde du deuil périnatal. Personne ne souhaite y pénétrer. Personne ne lève son voile de son plein gré pour se jeter dans cette réalité de souffrances insondables, de froide solitude, d’errance sans nom.
On pourrait croire qu’il ne s’agit que d’un vague précipice à franchir.
Une tempête un peu forte.
Une nuit, une simple nuit, dont on se réveille le lendemain, frais et dispo, pour enfin retrouver le soleil.
Non, le deuil périnatal n’est pas cela. Une fois sa limite franchie, vous ne revenez pas en arrière. Il n’y a pas de nouveau départ, pas de rétropédalage. Pas de retour à la case départ, non. Le deuil périnatal se contente de prendre, détruire, briser. Les rêves, l’amour, l’innocence et l’insouciance.
Tout y passe, tout s’effondre sur son passage.
Lorsque le parent en deuil trouve la force d’oser un regard autour de lui, il ne voit que dévastation et ruines.
Alors non, “bienvenu” n’est pas le mot.
Mais comment qualifier autrement, alors, cette main tendue depuis la brume qui vous entoure ?
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